Que toutes les admiratrices de Lynette Scavo et les amoureux fous de Bree Van de Kamp se calment ! Nous avons entendu vos cris et vos complaintes. L'attente de la diffusion en France de la saison 2 de Desperate housewives, en cours aux Etats-Unis, devient absolument insoutenable. C'est pourquoi nous vous proposons une preview des 4 premiers épisodes de votre série préférée (peut-être plus prochainement si vous êtes sages). Mais tout d'abord, un petit récapitulatif s'impose, histoire de se remettre dans le bain...
LA SAISON 1
Des femmes au foyer pas si désespérées que ça...
Bien que la série débute sur le suicide de Mary Alice, une des femmes au foyer en apparence sans histoires de Wisteria Lane, plusieurs indices prouveront par la suite que les héroïnes s'avèrent tout, sauf désemparées face aux difficultés de la vie. Contrairement à son titre, la série s'efforce ainsi de montrer comment la femme occidentale (ici américaine) prend de plus le pouvoir dans une société pourtant toujours aussi machiste. Pourtant, elles sont toutes femmes au foyer (Susan travaille mais de chez elle). Un premier paradoxe qui en appellera d'autres. Desperate Housewives, c'est avant tout quatre bouts de femmes représentant chacune à sa façon la force du sexe supposé faible. Elles ne se laissent jamais démonter par les coups durs, et luttent avec leurs moyens. Et le plus souvent, ce sont elles qui finissent par dicter leur volonté aux hommes, qu'ils s'agissent de leurs maris, amants, fils, ou boyfriend. Le générique de la série s'impose à ce titre comme un modèle du genre. Adam écrasé par la pomme, la relecture très personnelle des ½uvres de Robert Dale, où la femme frappe l'homme, ou encore la représentation d'une déesse égyptienne. Desperate Housewives démontre avec force dans son générique et au fil des épisodes le nouveau pouvoir de la femme dans la société occidentale, mais de manière particulièrement subtile. Une méthode plus douce et moins sectaire que la série The L World pour finalement faire passer le même message.
PREVIEW SAISON 2
Les 4 premiers épisodes
Comme la fin de la saison précédente l'annonçait, les auteurs choisissent comme fil conducteur pour cette nouvelle saison le secret de la nouvelle voisine, Mrs Applewhite, et son fils. La voix off demeure celle de Mary Alice. La précision a son importance, car la mort de Rex pouvait laisser présager un changement de narrateur, le défunt mari de Bree prenant le relais. Mais on ne change pas une équipe qui gagne, et la douce voix de Brenda Strong contera donc une année de plus les secrets de Wisteria Lane.
De prime abord, la recette semble inchangée. La saison débute sur un enterrement, les nouveaux voisins cachent un terrible secret, Edie et Susan se détestent toujours autant... La routine. Mais à y regarder de plus près, les enjeux s'avèrent passionnants, même s'ils proviennent quasiment tous d'idées de la première saison qui vont pouvoir être développées. Il y en a pour tous les goûts. De la paternité toute neuve de Mike (le plombier), à suspicion pour homicide de Bree, en passant par la reprise de la vie active de Lynette et les déboires conjugaux de Gabrielle. Les quatre premiers épisodes plantent donc un décor où tout peut arriver car non seulement la nouvelle intrigue principale paraît encore plus tordue que la précédente, mais en plus nos housewives semblent plus en danger que jamais. Surtout Bree Van de Kamp, qui au vu des évènements de ces premiers épisodes, risque de passer une saison difficile. Son personnage, sans doute le plus complexe et le plus intéressant, n'en sera que traité d'autant plus et c'est tant mieux.
Cet avant-goût remplit donc parfaitement son rôle, en montrant tout juste assez de pistes à explorer pour éveiller la curiosité. Côté écriture, tout cela est toujours aussi parfaitement huilé, à la différence près qu'un virage encore plus cynique semble avoir été pris. Les répliques et les actes sont parfois plus méchants que drôles, chose qui n'arrivait jamais dans la première saison, où l'humour prévalait à tous les coups malgré un cynisme assumé (sauf pour certains personnages qui nécessitaient un traitement plus sombre, tels que George le pharmacien et Feilicia Tilman). Wisteria Lane entre apparemment dans une phase plus sombre car le vernis initial de l'american way of life craque de plus en plus. Il s'agit d'une évolution logique de la série, qui cherche avant tout à montrer les plus belles maisons peuvent avoir les poubelles les plus crades. Reste à savoir comment nos housewives préférées négocieront ce virage moins complaisant encore que lors de la première saison. Un début de réponse à la prochaine preview...